Marathon Seine-Eure, une première pour notre Shark’athlète

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20 octobre 2013, une date qui figure depuis longtemps dans l’agenda de notre requin et pour cause, c’est son premier marathon!!

La naissance de notre requin fut difficile étant donné que le costume a du être terminé à la hâte. C’était donc l’occasion pour notre shark’athlète d’essayer ce costume en conditions réelles.

La veille d’un marathon, notre sommeil n’est pas le même que d’habitude. C’est le moment de réfléchir sur quoi on s’embarque. Des doutes s’installent, est-ce qu’on va réussir à aller jusqu’au bout, est-ce qu’on va tenir, est-ce qu’on va maintenir ses objectifs? Il ne faut pas trop réfléchir car du sommeil, il en faut pour être en forme et attaquer ces 42,195km surtout que le réveil sonne tôt les jours de marathon. C’est sous une pluie battante que j’ouvre les yeux pour sortir du lit… , j’avais oublié que l’on était en Normandie ! Cette fois-ci, le petit déjeuner porte bien son nom puisqu’il est très mince pour moi et ne se compose que d’un demi bol de céréales et un petit jus d’orange. Je ne mange jamais beaucoup le matin d’une course car j’essaie d’éviter d’avoir des maux de ventre pendant la course. C’est enfin l’heure de partir pour le village de départ toujours sous une pluie battante. Un petit rappel de l’édition 2012 qui avait eu lieu sous la flotte pour le départ. On arrive sur la petite commune d’Amfreville-sur-Iton un peu plus d’une demie heure avant le départ qui sera donné à 9h15. Il est préférable de ne pas trop aimer son lit lorsque l’on s’embarque dans une telle aventure !!!
Il y a affluence sur le village, même plus que l’année passée. Ce marathon se popularise et c’est tant mieux. Il est vrai qu’il n’est pas très compliqué car le tracé est relativement plat. En arrivant sur le village, on me regarde avec étonnement, c’est surprenant de voir un requin se pavaner dans la campagne normande, on se dit qu’il a perdu le nord car la mer est à plus de 100km de là :).
Il n’y a pas beaucoup de monde en costume ce matin, même personne, je dois dire. Le départ approche, tout le monde se dirige vers la ligne et départ. Pour les premiers, il faut se placer rapidement sur la ligne car après il devient difficile de se déplacer tellement il y a du monde. Parmi eux, on distingue d’étranges hommes et femmes qui portent des drapeaux. Dans le jargon, on les nommes les « meneurs d’allures ». Un temps est inscrit sur leur fanion et c’est le temps qu’ils vont réaliser en étant le plus régulier possible sur toute la distance du marathon. Des meneurs d’allures, il y en a pour le temps de 3h00; 3h15; 3h30; 3h45 et 4h00 sur cette épreuve. Notre shark’athlète se place avec le meneur d’allure des 4h00. Avec un record de 3h11 établie sur ce même tracé l’année passée, il était raisonnable de na pas partir trop rapidement car cette fois-ci on a rajouté une contrainte, le costume. Bien que celui-ci ne soit pas trop lourd (3kg), il est plutôt encombrant et le rembourrage fait rapidement monter la chaleur à l’intérieur (idéal pour courir en hiver surtout avec les prévisions actuelles qui parlent d’un hiver extrêmement froid).

9h15: C’est le départ. Quelques centaines de jambes se mettent en mouvement. Les foulées s’enchainent, les muscles se réchauffent, à ce moment on se dit qu’on est capable de soulever des montagnes et que le marathon au final sa va être facile, c’est l’euphorie de départ. Notre requin débute tranquillement la course, ses foulées iront de plus en plus vite. Les premiers kilomètres semblent faciles, notre requin ne se gène même pas pour aborder quelques coureurs et taper un brin de causette. N’oublions pas qu’il est venu sur terre pour raconter son histoire. Arrivé au 1er relais : notre requin arrive au 5ème kilomètre, c’est le tout début, il vaut mieux ne pas regarder les bornes kilométriques mais plutôt profiter de l’ambiance, de la fête et d’écouter les encouragements autour de soi. En passant au niveau du 1er relais ekiden (marathon en équipe), j’entends plusieurs personnes crier mon nom, je les reconnais car il s’agit de mes anciens coéquipier du VRAC. ils n’ont pas oublié que le requin allait être présent sur ce marathon. La course se continue, je profite de voir plusieurs marathoniens au passage avec qui je fais un petit bout de chemin. Les kilomètres défilent, le temps passe vite. A peine après avoir franchit le 1er relais, notre requin passe devant le 2nd relais.

Arrivé au 2nd relais: en passant devant, j’entends encore des personnes crier après le requin, « va s’y le requin, bravo le squale…. fait attention il y a un squale derrière toi… ». Déjà 15km de parcourue, il en reste encore pas mal mais le plaisir est toujours présent, les kilomètres s’enchainent toujours aussi rapidement. J’en profite car je sais bien que la fin de course sera une autre histoire. La tracé fait un petit tour dans la ville de Louviers. Plusieurs spectateurs sont là, ils nous encouragent, beaucoup sont surpris de voir un requin, les enfants sourient quand ils le voient passer, des musiciens se tiennent au bords de la route et jouent quelques morceaux. Un marathon ce n’est pas seulement une course mais aussi une fête. Après Louviers, la seul difficulté du parcours se présente car il faut passer sur un pont qui passe au-dessus d’une voie rapide. C’est le seul dénivelé de la course. On empreinte ensuite une départementale qui passe aux abords d’une petite forêt et qui va nous mener jusqu’à Saint-Etienne du Vauvray.

Arrivé au 3eme relais : Ce 3ème relais est placé au 20ème kilomètre qui marque aussi le passage au semi-marathon. C’est un bon moment pour faire le point car on arrive à mi-parcours et il est important de se sentir bien à ce moment car sinon la fin va être très difficile. Notre requin franchit la ligne du semi en 1h45′. On pourrait croire qu’il appartient à l’espèce des requins mako tellement il est rapide… . Au 21ème, les nageoires, enfin les jambes, sont toujours là et ne souffrent pas encor de trop. Je ne compte plus le nombre de fois où j’entends « aller le requin », « va s’y le squale », « bravo le requin »… Le public semble heureux de voir un requin, cela les fait rire. Ce qui me motive encore plus pour aller jusqu’au bout.  Avant d’arriver au 4ème relais qui est placé au 30ème kilomètre, sur la route je vois des pancartes avec inscrit dessus « allez jusqu’au bout et ne rien regretter », je sais que la route SUMMER RACING SHARK TOUR ne fait que commencer et qu’il va falloir être tenace. Ce requin ira jusqu’au bout.

Arrivé au 4ème relais : Déjà 30 kilomètres de parcourus. Arrivé à ce point, les jambes commencent à être douloureuses. il reste encor 12 bornes et il va falloir commencer à serrer les dents. Avant le 35ème, les choses se passent plutôt bien, arrivé au dernier relais (35km), les jambes me font souffrir et c’est à ce moment que le mental va jouer. Il faut apprendre à aimer la douleur, ou du moins à na pas trop y prêter attention. C’est ce que je fais, mais il y a une chose qui va me faire mal durant cette course : la chaleur qui règne à l’intérieur du costume. J’avais réussi à m’en accommoder jusqu’ici mais après ce 35ième kilo, je suis obligé de marcher pour boire et reprendre la foulée tout de suite après. C’était important de ne pas s’arrêter trop longtemps car il faut garder les jambes en mouvement, la reprise est très dur si on les laisse se refroidir.

Arrivée au 6ème et dernier relais : Le mental, le mental, le mental. Il faut garder le rythme, il faut continuer à mettre un pied devant l’autre. Il ne reste plus que 7,195km. On pense à bien souffler. C’est à ce moment que l’on apprécie particulièrement les encouragements car ils nous boostent. Les kilomètres défilent, un peu plus lentement qu’au départ je dois dire mais je vois comme même le panneau du 41ème kilo arriver. On y est enfin, je voie la ligne d’arrivée qui est à peine à 100m de moi mais il faut faire un petit tour dans la ville de Val de Reuil pour ce dernier kilo. Les jambes sont raides mais on y est, la ligne est là et on est content de la franchir. Le speaker n’avait pas cru qu’un requin serait capable de faire un marathon et aujourd’hui il aura appris que oui et que la passion et la motivation qui se cache derrière ne l’arrêteront jamais.

Notre requin boucle ce marathon en 3h39’13 ». Il aura certes plus de temps pour faire les étapes mais il voulait savoir si il était capable de terminer un marathon en maintenant une certaine allure. C’est chose faite et c’était aussi l’occasion pour notre shark’athlète d’essayer le costume pour la première fois qui va permettre de procéder à quelques modifications sur le costume pour le rendre plus agréable et moins chaud.

Prochain rendez-vous pour notre requin en terre charentaise pour le marathon de La Rochelle où celui-ci sera plus proche de son habitat naturel.

Retrouvez un petit article sur notre squale préféré ici.

3 réflexions au sujet de « Marathon Seine-Eure, une première pour notre Shark’athlète »

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